Nicolas

VALLIER

   

C'etait il y a un an...

07/05/2020

C'etait il y a un an...

27 juin 2019 – 27 juin 2020

Il y a un an, je terminais la quatrième et dernière relecture de De circonstance en traquant les ultimes coquilles, celles, pourtant énormes, qui ont su habituer notre œil à leur présence. 


En m’interrogeant encore et toujours sur la pertinence de certains passages. En voulant réécrire la moitié de mon roman.


Il y a un an, je tournais la page en souhaitant bon vent à mon texte, bon voyage à ceux qui l’habitaient. J’étais heureux. Et fier ! Un peu nostalgique, aussi : de mes séances d’écriture, des rires qui m’avaient échappé alors que j’écrivais, du bien-être éprouvé, des émotions ressenties au côté d’Anna, de Mary et de Nathaniel. 


Je pensais laisser tout ce petit monde derrière moi pendant quelques temps, disons trois mois, le temps nécessaire pour qu’une maison d’édition réponde à un envoi de manuscrit. Fin juin, je l’expédiais donc à plusieurs maisons.  


Pour moi qui ne connaissais pas encore l’autoédition, cette dernière étape apparaissait comme la dernière à franchir. J’avais eu en tête cette histoire, j’avais voulu l’écrire et je l’avais écrite. Il était temps de la soumettre au regard acéré des éditeurs. 


Je ne rêvais pas au-delà du possible : un brin de fantasmes, un peu inavouable, caché derrière un réalisme de bon sens. J’espérais surtout obtenir de leur part des retours de lecture constructifs, encourageants, engageants. Une seule m’aura finalement répondu de manière argumentée pour justifier un refus somme tout très positif !


L’attente étant longue et ma patience, naturellement réduite, j’ai sauté le pas deux mois plus tard : quelques recherches sur internet m’ont conduit sur le chemin de l’autoédition. Voilà une idée qui me plaisait : pouvoir donner à lire mon roman, le faire connaître, le laisser partir à la rencontre de ses lecteurs, ceux qui lisent par passion, par plaisir, couchés sur leur lit, calés sur leur canapé, assis ou debout dans les transports en commun, sur un banc dans un parc, plongés dans un bain, vingt minutes ou deux heures par jour. 


De circonstance a donc fait sa première apparition publique fin août. Beaucoup d’excitation, un peu de stress aussi… Il n’est jamais facile de se soumettre au jugement des autres. Je partais confiant : mon roman avait été lu par une dizaine de personnes que je connaissais, proches ou non, et leurs retours s’exprimaient très positivement. Avec un avis unanime sur mon écriture, sur mon style : j’étais rassuré, je pouvais me permettre d’avoir un peu plus d’ambition. 


La réalité fut un peu différente : j’avais omis certains paramètres. Savoir communiquer, savoir vendre, attirer l’attention… tout cela fait partie du job et je l’ai réalisé après coup. Les réseaux sociaux sont féroces : on se noie vite dans cette immensité de messages et pour s’en sortir, pour rester visible, il faut engager son temps. Et notre temps n’est pas toujours flexible à l’envie. 


Un an plus tard, le bilan reste positif. L’autoédition a répondu à mes attentes : de très belles rencontres, des découvertes, des échanges constructifs, des moments plus légers, des rires. Une solidarité qui n’est pas une apparence. Une bienveillance largement partagée.


Plusieurs blogueurs chroniqueurs ont commenté De circonstance, chacun avec sa sensibilité et sa grille d’interprétation. Merci à eux : toute critique, positive ou un peu plus nuancée, offre de nouvelles pistes de progrès. 


Je me suis également essayé à de nouveaux outils pour la création de mes couvertures, de mon booktrailer, de mon site internet. Je suis fier de les avoir réalisés moi-même. J’aime bien le do-it-yourself mais il a toutefois ses limites. La couverture revêt notamment une importance capitale et la prochaine devrait passer dans les mains d’un professionnel. Chacun son métier. 


Et pour conclure cette première année : la sortie de mon roman en version brochée ! Il devient matériel : on pourra le toucher, le sentir, l’emmener en balade, le glisser dans un paquet cadeau. De nouvelles émotions à venir…

 

Finalement, on ne tourne jamais définitivement la page.